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Vue de la proue - RIMOUSKI - QUÉBEC - CANADA
Lundi 11 mai 2026
Montpellier : notre avion décolle à l’heure, à 9 h 45, destination Paris - Charles de Gaulle. À 13 h 30, envol pour Montréal et arrivé à 15 h 05. Comme nous allons à l’est, il fait jour durant tout le vol. Nous croisons les doigts pour que nos bagages arrivent bien à destination. Ce fut le cas et nous en sommes bien contents.
Il fait frisquet dans la capitale du Québec et vaguement soleil. Nous prenons un bus (avec nos bagages respectifs de 23 kg, plus deux sacs d’un total de 11 kg par personne). Chargés comme des mules, nous arrivons chez une vieille connaissance rencontrée à Green Cove - Floride il y a loin.
À peine reposés, nous sautons dans le bus qui doit nous mener à Rimouski. Départ à 11 h et arrivée à 18 h 30. Ce fut l’occasion de nous reposer et de retrouver les paysages de la campagne québécoise. Plus nous montions vers le nord, plus le ciel s’assombrissait. À notre arrivée, un froid glacial nous a souhaité la bienvenue. Un de nos contacts nous attendait et elle nous a menés au motel du bord du fleuve où nous avions réservé une chambre. Après une collation, nous n’avons pas tardé à nous endormir jusqu’au lendemain 8 h. La dizaine d’heures de sommeil a été salvatrice.
Nous reprenons nos baluchons pour un ultime trajet à pieds. La marina est à environ 900 m, c’est épuisant, mais Adélie est au bout du chemin alors… Presque arrivés, Julien, le responsable du port de la marina, vient à notre rencontre et les derniers mètres sont avalés en voiture. Juste le temps de déposer nos monstrueux bagages dans le cockpit et nous voici partis chez Enterprise, notre loueur de voitures. Encore merci à Julien qui nous a déposés là-bas.
Retrouver la conduite automatique et toujours une expérience. Peu habitués à ces concepts et à toutes ces promesses électroniques, nous avons passé un bon moment à comprendre le fonctionnement. Surclassés et c’est au volant d’une Wolkwagen Getta sport que nous avons regagné la marina, après nous être arrêtés chez Walmart (grand supermarché) afin de faire les premières courses alimentaires.

Il fait un temps magnifique et le grand soleil rend l’ambiance festive. Nous allons donc fêter notre arrivée. La meilleure poissonnerie de Rimouski se trouve non loin. Nous allons y acheter deux magnifiques homards à 16,50 $ le kilo. Le prix nous semble ridicule, compte tenu des tarifs français.
Si l’on ajoute une bouteille de blanc et quelques toasts, il déjeuner à bord a été parfait.Il était indispensable de fêter dignement notre arrivée sur Adélie. Ces homards délicieux nous « attendaient »
Et oui, les meilleurs homards, à nos connaissance, sont bretons (mais Chutt).
Les températures extérieures ont baissé. Sous les 10 °, nous nous réadaptons petit à petit au climat du Nord. La semaine passée a été bien chargée : opération rangements, état des lieux, puis expertise des besoins et décisions.
Nous avons déjà bien engrangé l’alimentation non périssable, même s’il va falloir augmenter le stock. Le réservoir de gasoil est à peu près à la moitié (nous avons profité de la voiture pour charrier des bidons de 20 l).
Nous attendons des livraisons d’Amazon ces jours-ci. Commandes nécessaires à Adélie que nous n’avons pas trouvées ici.
Une cuisinière neuve a été installée. C’est une ENO, comme la précédente, seule à pouvoir s’encastrer dans les meubles de cuisine. C’est un élément vital d’une vie sereine à bord. Parce que tout le monde le sait, bien se restaurer est essentiel pour réconforter un équipage éprouvé par les conditions de mer (surtout s’il est français).

Des amis de longue date ont eu la gentillesse de passer nous voir ce matin. La dernière fois que nous les avons vus, c’était en Floride à Véro Beach en avril 2024. Ils habitent, depuis peu, à Saint Médard, à un peu plus d’une heure de Rimouski. Nous devrions les revoir avant notre départ, si les astres sont dans les bons axes.
Les aménagements suivent lentement leur cours. Alors, s’il vous plaît, ne nous demandez pas une date pour une mise à l’eau, et encore moins, quel sera le jour de notre départ. Grand merci d’avance.

Johanne et Paul viennent de nous prévenir de leur arrivée imminente. Rencontrés il y a deux ans sur les WW en Floride, puis invités dans leur caravane non loin de Gaspé, alors qu’ils construisent un chalet. Surprise sympa qui fait plaisir. Tous passionnés, ils ont fait part de leur expérience des nombreux mouillages qui s’offriront à nous lors de notre montée par la côte Nord. Nous les avons quittés à regrets.
Les travaux avancent lentement. Les raisons en sont multiples et variées. Cependant, mon capitaine reste optimiste quant à la mise à l’eau, bientôt. Alors, aucune raison de s’inquiéter.
S’il fait toujours très frisquet ici, l’adaptation au froid a été très rapide. Nous sommes sous les 10° au matin et autour de 15 dans la journée.
Nos toiles sont installées autour du cockpit. C’est un grand plus. Dès qu’il y a un rayon de soleil, la température monte. Elles nous protègent aussi des vents, de la pluie. C’est un espace supplémentaire fort appréciable. Bref ! nous ne regrettons pas du tout cet investissement.
Une météo désastreuse nous a accompagnés jusqu’en fin de semaine et, enfin, il fait très beau aujourd’hui. Les travaux avancent tout de même et le nouveau sondeur, ainsi qu’un pilote sont en passe d’être actifs. Restent les révisions du guindeau et du moteur et trois millions de petites choses à faire.
Nous avons rentré plus de 300 L de gasoil. Vu les tarifs, nous allons nous arrêter là, pour l’instant en tout cas.
Samedi dernier, comme il l’avait annoncé, André, notre ami basé non loin de Montréal, est venu. Plus de cinq heures de route pour nous retrouver et être ensemble une fois encore avant notre départ. L’émotion était forte et
les retrouvailles heureuses. Lui aussi, nous l’avons rencontré à Green Cove Prings marina en Floride.
Demain, ce sont Louise et Sylvain qui viennent nous chercher ici. Nous passerons la soirée chez eux à St Médard. Ils nous ramèneront le lendemain matin.
Nous engrangeons précieusement tous ces moments entre amis. Bientôt, nous serons en solitude maritime et d’autres moments intenses seront au menu. Mais c’est une autre histoire.
Nous vivons l’ici et maintenant au meilleur de l’instant.
Comme convenu, ils sont venus nous chercher et nous avons pu revoir une partie du parc national du Bic qui plonge jusqu’au St Laurent ; marée basse, mais très jolis paysages. Ensuite, nous nous sommes arrêtés à l’embarcadère de Trois-Pistoles. Là aussi, un site sympa. Enfin, nous sommes arrivés à St Médard chez nos hôtes. Leur maison est en pleine réfection. Elle date des années 40. Très mignonne maison entourée de verdure et sans vis à vis.
Par contre nous attendait un grand comité d’accueil dont nous nous serions bien passés. Des nuées de mini moustiques noirs se sont ruées sur nous. Résultat, oreilles et cou ont subi des attaques terribles (jusqu’à l’intérieur des oreilles). Ce soir, nous irons à une pharmacie pour trouver de quoi apaiser nos intenses démangeaisons. Et croyez-nous, ça n’est pas une partie de plaisir que d’essayer de dormir dans ces conditions. Bref !
À part cet incident, nous avons passé une excellente soirée. Une tourte à la viande et un pâté étaient au menu, accompagnés de pickles et d’une salade (repas très québécois). En fond visuel et sonore, les films de leurs nombreux voyages à bord de leur voilier et à terre donnaient une ambiance que nous connaissons bien. Souvenirs, souvenirs et mémorisation de nos rencontres… Chouettes moments.
Retour à Rimouski en fin de matinée, après nous être restaurés au Normandin (restaurant, non loin de la marina).
À partir de mi-juin, c’est le retour du brouillard. Il fait doux, mais nous ne voyons même pas le fleuve. L’ambiance est cotonneuse.
Profitons, profitons 👻, il fait soleil depuis deux jours. Cette halte sera de courte durée. La fin de semaine s’annonce pluvieuse.
La nouvelle chaîne a été bombée (en jaune pour 10 m et rouge pour 20). Cette graduation est bien pratique pour évaluer ce dont nous avons besoin pour être en sécurité au mouillage.
Ensuite, les manchots « signature » d’Adélie ont été posés sur la coque. Nous retrouvons notre identité.
Mon capitaine s’occupe actuellement de la bonne fonctionnalité du guindeau. Nous avons un souci, il est fonctionnel pour monter la chaîne, mais « aux abonnés absents » pour la faire descendre.
Il restera la révision du moteur, la réparation de la grand-voile et mille autres petites choses à faire avant la mise à l’eau. Elle est prévue pour la semaine prochaine, si la météo le permet.
Profitons, profitons 👻, il fait soleil depuis deux jours. Cette halte sera de courte durée. La fin de semaine s’annonce pluvieuse.
La nouvelle chaîne a été bombée (en jaune pour 10 m et rouge pour 20). Cette graduation est bien pratique pour évaluer ce dont nous avons besoin pour être en sécurité au mouillage.
Ensuite, les manchots « signature » d’Adélie ont été posés sur la coque. Nous retrouvons notre identité.
Mon capitaine s’occupe actuellement de la bonne fonctionnalité du guindeau. Nous avons un souci, il est fonctionnel pour monter la chaîne, mais « aux abonnés absents » pour la faire descendre.
Il restera la révision du moteur, la réparation de la grand-voile et mille autres petites choses à faire avant la mise à l’eau. Elle est prévue pour la semaine prochaine, si la météo le permet.
Juin s’achève et nous sommes toujours là ! Depuis hier, il fait soleil, ce qui nous change. Nous avons subi nombre d’averses et autres pluies, sans compter le froid qui régnait en maître. Si tous les Québécois se lamentent aussi de devoir subir cette météo minable. Nous, nous sommes tout de même très contents d’éviter les canicules d’Europe.
Nous sommes bloqués par l’attente d’un moteur de guindeau neuf (toujours pas reçu).
Mon capitaine s’attaque à la révision du moteur, et l’impaller (qui sert à refroidir le moteur) pose problème. Mardi, cela sera la pose de l’antifouling et nous mettons Adélie à l’eau, jeudi prochain si…
D’ici là, et en espérant avoir reçu le moteur du guindeau, nous finissons les mille et une choses qui sont les obligations d’avant-départ, comme s’approvisionner pour deux mois en nourriture, faire les dernières lessives, remplir les réservoirs en essence pour le moteur de l’annexe (nous avons déjà presque 400 L de gasoil), aller acheter les produits frais la veille du départ, etc.
Surprise qui n’en est pas vraiment une, mais la bouteille de gaz est vide. Il va nous falloir aller la faire remplir. C’est une bonne chose qu’elle ait expirée avant le départ. Nous en avons deux, mais trouver du gaz peut-être problématique suivant où nous sommes.
2 juillet. Une date qui n’en est pas une. Elle n’est rien.
Les sons de la marina et de la voie rapide parviennent à pas feutrés jusqu’au carré. Dehors, il fait un temps brouillé. L’atmosphère est lourde sans être oppressante.
Mon capitaine essaie, en vain jusqu’à présent, de refaire fonctionner la pompe du moteur. L’eau ne parvient pas à être pompée. Il a démonté la plupart des éléments et il ne trouve pas d’où provient le problème.
Suivre le parcours de l’eau. Tout est en ordre. Alors ? À suivre…
Hier matin, grande joie, le moteur crache son eau de refroidissement à grandes gerbes à l’arrière d’Adélie. Nous allons fêter l’événement en compagnie de Sylvain et Louise qui sont venus nous faire un petit coucou depuis St Médard. Ils en ont profité pour nous ramener la veste oubliée chez eux.
C’est à fête de la mer et la marina est envahie par de nombreux bipèdes qui inondent les pontons et la pelouse. Comme il fait grand soleil, nous déjeunons dehors, sur les tables et bancs en bois qui jouxtent le bâtiment de la marina.
Puis, surprise, Emmanuelle, chez qui nous avons dormi à Montréal en arrivant est ici, est à côté d’Adélie. Elle convoie son ex-voilier (avec le propriétaire actuel) qui se trouve être, lui aussi, en panne. Eux, c’est une fuite d’huile inquiétante. Ils sont tout de même partis le lendemain rejoindre un autre port dans l’espoir de trouver un mécanicien.
Ce fut une excellente fin d’après-midi jusqu’à ce que nous apprenions que les Pyrénées-Orientales flambent. Les images qui nous parviennent sont très impressionnantes. Un stress supplémentaire s’ajoute à l’inquiétude. Un village où se trouve un membre de notre famille a été évacué.
Ce matin, mon capitaine fait les dernières révisions et nous faisons démarrer le moteur. Tout va bien durant les cinq premières minutes, puis l’eau ne passe plus. C’est la tuile, encore une fois. Nous devons nous résoudre à acheter une nouvelle pompe. Le tout est d’en trouver une et que les délais de livraison soient corrects (car ils sont très longs ici, hors Amazon). Pour arranger les choses, il s’avère qu’il y a pénurie en la matière. Aucune pompe sur le Canada, pour l’instant. Nous devons nous rapatrier sur les États-Unis et devrons régler les droits de douane (aucune idée du montant).
Le superbe drapeau français flotte en ce jour de fête nationale. Cet après-midi, France/Espagne foot. Dans la salle de la marina, il y aura de l’ambiance. Depuis des années, les québécois de la marina organisent une petite fête où nous sommes conviés. Voilà qui fait plaisir.
Grande nouvelle, la pompe, que nous attendions vendredi, vient d’être livrée, sans doute parce que nous nous sommes acquités des frais de douane dès que nous avons reçu le courriel au petit matin. 234,01 $ canadiens (qui sont principalement des taxes canadiennes et non des frais de douane qui s’élèvent à 50 $).
Demain, captain démonte la cloison pour permettre un accès plus facile au moteur du guindeau qui pèse une tonne.
Chaque chose en son temps, il s’occupera de l’installation de la nouvelle pompe en temps voulu.


Le brouillard s’est levé. Il n’y a pas foule sur le St Laurent
Hier, l’une des 3 passerelles reliant les pontons à la terre ferme s’est séparée. Nous ne connaissons pas la raison exacte de l’accident qui aurait pu couter la vie à quelqu’un. Heureusement, personne n’était dessus.
Les mauvaises conditions météo ont sans doute leur part, mais n’en sont pas les raisons. Sous la passerelle passent les câbles électriques, l’eau etc. L’équipe technique de la marina s’affaire, mais réarranger la structure va prendre un peu de temps.
Nous devions mettre à l’eau Adélie demain, les conditions météo ne nous le permettent pas ; peut-être jeudi ? Nous venons de passer une nuit bercés par les rafales ! Sommeil version puzzle.