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Grisaille et épisodes de pluies. Nous explorons notre environnement. Nous sommes sur le ponton du Downtown au centre-ville. C’est le royaume des grandes banques. Peu de commerces et le peu de population qui se promène est majoritairement musulmane. Tous les établissements sont fermés, mais après trente minutes de marche, nous avons le plaisir d’entrer dans un Fresh Market. C’est une chaîne de magasins que nous avons connue à Miami. Nous pourrions dire que c’est une épicerie.spacieuse, plutôt haut de gamme, en comparaison des Walmart et Cie.
Quelques achats plus tard, nous sommes rentrés retrouver Adelie ; contents d’avoir trouvé de quoi fêter Noël. N’ayant pas de voiture, nous devons nous débrouiller au mieux. Souvent, ce sont les copains québécois, qui descendent de chez eux à Green Cove avec leur voiture, qui nous amènent faire des courses. C’est très sympa, mais il ne faut pas abuser.
Nous avons plaisir à faire une exploration urbaine de notre environnement du moment.
Il est à noter que nombre de grands immeubles sont en déshérence. Cela fait désordre, surtout au milieu des bureaux des grandes banques qui affichent leur puissance.
Jouxtant notre quai, se trouve un espace gazonné où les gens se promènent. Ce sont des gens de confession musulmane, quelques noirs, peu d’Asiatiques et aucun blanc. Nous sommes étonnés, mais n’aurons pas de réponse à ce questionnement pour l’instant (pas de Wifi).
Dans la soirée, vers 22 h 30, alors que nous regardions une série, confortablement installés sous la couette, nous avons entendu quelqu’un sauter sur le pont. Dès que l’individu s’est aperçu qu’il y avait du monde à bord, il s’est enfui. Nuit blanche assurée ! Crainte d’être agressés ou que quelqu’un ait l’idée de larguer nos amarres ; « pour s’amuser ».
C’est la première fois qu’il nous arrive quelque chose de ce genre. Désormais, nous sommes préparés.
Navigation tranquille. Peu de monde sur l’eau.
Mouillage face à un port ou chargent et déchargent les cargos et autres monstres des mers.
C’est la cinquième fois que nous mouillons à St Augustine ; à peu près au même endroit, vers le fond de l’embouchure de la Matansas River, après les bouées de la marina. Comme nous arrivons à marée basse, c’est à 1,60 m que nous ancrons.
Cette ville, chargée d’histoire et très touristique, draine principalement des Hispaniques ; logique au regard d’un historique où le peuple espagnol gérait les lieux.
Nous nous sommes régalés à nous attacher à observation de la faune déambulant dans les petites rues bondées, mais surtout, qui se ruait dans les boutiques de vêtements et de souvenirs (made in… mais vous savez).
Comme il fait enfin beau, nous profitons de ce soleil devenu si rare depuis notre arrivée.
Hier, nous nous sommes bouchés les artères avec un hamburger frites (par ailleurs, délicieux) dans un pub irlandais à l’excellente musique.
Disons que c’est la nourriture la moins catastrophique des lieux. Cette incartade à notre discipline diététique n’aura pas d’incidence et nous avons excellemment profité du moment.
De nombreuses photos sont sur les précédents sites. St Augustine est une ville vraiment charmante et le mouillage très sympa.
Mouillage au Nord du premier pont de la ville, sur la gauche.
Nous sommes partis harnachés «grand froid» et nous avons eu le plaisir de nous effeuiller en cours de route.
Passage de Matansas : tous les emprunteurs de cette partie des WW le connaissent. Et pour cause, cette longue courbe n’a « pas d’eau » et le chenal est minuscule.
Cette fois, passés à marée basse pourtant, nous n’avons pas touché, ni ne nous sommes ensablés. Par contre, par deux fois, plus loin, nous avons touché quelque chose ! Pas de dégât apparent.
Journée calme, presque sans vent et peu de monde sur l’eau.
Mouillage immédiatement après le passage du pont de chemin de fer, sur la droite.
La partie qui traverse les grandes lagunes a été longue et nous avons été contents de nous arrêter. Il a fait très froid durant tout le trajet, soleil parfois tout de même, mais insuffisant.
Navigation pas drôle par vent arrière (+ de 20 nœuds parfois) et fort courant (avec nous). Nous avons été chahutés tout du long.
Comme nous n’avons pas de pilote automatique, nous barrons. Croyez-nous, nous avons commencé un sérieux entraînement musculaire.
Vraiment contents de s’arrêter !
Navigation calme et soleil en prime. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
Hier, était le parcours que nous aimons le moins et sommes très contents qu’il soit derrière nous.
Nous connaissons ce mouillage, à droite avant le pont. Il est agréable et assez protégé. Il vaudrait mieux, plus de 30 nœuds sont annoncés pour cette nuit et demain. Nuit compliquée en perspective. À suivre… Il est 15 h 30 et nous allons déjeuner.
Les Gribs sont corrects. 20 mètres de chaîne (+ - 2 m de profondeur) et de l'espace autour d'Adelie. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il faut ajouter la longueur d'Adelie et évaluer la circonférence que ça peut faire s'il y a un 360° autour de l'ancre.
Il est 10 h 30, depuis notre réveil à 7 h, il pleut. Nous avons essuyé des rafales (jusqu'à 30 noeuds) toute la nuit et les prévisions météo prévoient le calme vers 16 h. Nous verrons. Ici, nous sommes assez à l'abri et ne sommes pas vraiment secoués.
À l'extérieur, la grisaille version lugubre à peint notre environnement. À l'instant, nous avons l'impression que les vannes viennent de lâcher, des trombes d'eau s'abattent sur Adelie. Voilà qui va laver le pont.
