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Mercredi 15 mai 2024
Seulement, voilà, hier n’était pas un « bon jour ». Levés à 6 h, après une nuit très ventilée avec quelques rafales, disons significatives, nous avons, à regret, opté pour un confort de navigation plus adéquat à notre bien-être.
Nous restons, ipso facto, ici. Le seul bémol est cette chaleur, plus ou moins humide (31 à 38°), qui devient très difficile à supporter. Les orages tournent autour de Vero Beach, mais ne daignent pas s’intéresser à nous. C’est bien dommage, car nous en rêvons.
Après une semaine sous de gros orages et une chaleur infernale, nous étions fort contents de nous lever à 6 h pour mettre enfin les voiles. Sur Adelie, nous nous réveillons, en général, avant ou à l’aube.
Amarres larguées, nous rejoignons le quai de la marina pour finir de remplir nos réservoirs d’eau et de diesel. Du moins, c’était notre idée. Le moteur peine, nous n’avançons pas, et très vite, il s’arrête. Voilà, voilà… Restons Zen. Nous sommes au milieu de la marina et, fort heureusement, il n’y a presque pas de vent. Il repart après s’être servi de la poire installée sur le moteur qui permet de faire arriver du diesel. À quai, une fois les pleins effectués, payés et faits nos civilités, nous partons.
Et non, nous faisons deux cents mètres et constatons qu’Adelie n’avance pas. Bien… Demi-tour, nous retournons sur notre bouée.
Après avoir remis à l’eau le Krob II (l’annexe), nous retournons à l’office pour acheter une semaine de plus (pas le choix). En sortant, nous contactons le plongeur qui se charge de nettoyer les coques sur la marina. Il viendra samedi matin nettoyer l’énorme jardin qui a envahi Adelie (coque et hélice, bien entendu).
De fait, c’est de notre faute. Stagner plus de deux mois par ces chaleurs infernales a favorisé l’explosion des petits organismes qui se font une joie de s’incruster. Quant à la flore, elle ne résiste pas à l’attrait d’une coque encore vierge. Nous avions simplement décidé d’attendre d’être plus au Nord pour réaliser cette opération d’expurgation.
Quant aux impuretés qui sont dans le réservoir et qui bouchent les durites, nous espérons pouvoir les gérer grâce au brassage engendré par notre navigation.
A part ces « détails » tout va très bien. Il fait un peu moins chaud et nous dormirons mieux.

Le plongeur tant attendu ce matin est arrivé vers 9 h. A l’écoute des sons produits par les frottements sur la coque, nous en déduisons qu’une bonne carapace entoure Adelie. Sa prestation a duré une heure. Il ne reste plus qu’à espérer que le carénage a été bien fait, mais cet homme (très peu causant) a bonne réputation.
Bien plus tard, nous constaterons qu’il a fait le minimum.
