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Pluie, brouillard, mais rayons de soleil sur New York.
Traversé Manhattan sur l’East River, sans soucis. Peu de monde et les barges étaient surtout dans la baie.
Inutile de dire que la balade a été grandiose avec quelques émotions. Nous ne serons jamais blasés.
Vues de notre bouée. Il ne fait pas beau ; pas grave. 👻🙏👻⛵️👻⚓️
Il pleut des cordes depuis 5 h ce matin. C’est vers cette heure-là que 9 coups de sirène ont fracassé le silence, et ce, à deux reprises. Pourquoi ? Aucune idée pour l’instant.
Nous sortirons demain à New York et célébrerons notre fête nationale dans la Grosse Pomme.
Pas de festivités pour le 14 juillet. Nous sommes restés sagement ici en raison de l’excessive chaleur qui ne baisse pas et de notre état de fatigue. La sagesse voulait que nous restions à bord et nous l’avons fait. Aujourd’hui, la pluie et des rafales sont attendues. Comme hier, nous ne bougerons pas de la journée.
Après avoir pris un train durant 50 mn qui nous a menés à Grand Central (photos sortie), nous avons retrouvé immédiatement l’ambiance frénétique de New York. Nos déambulations ont tourné court. Plus de 40° dans les rues et toujours des cohortes de bipèdes, en urgence à se rendre quelque part, ont eu raison de notre sérénité. Quelques courses et nous sommes rentrés tôt dans l’après-midi. Désolés de n’avoir pas des conditions agréables à quelques promenades sympa, nous renonçons. Et c’est bien dommage car nous adorons flâner à NY.

Conditions météo difficiles. Nous en profitons pour aller laver notre linge et faire les courses. Le soir venu, un énorme orage s’est énervé sur nous. Puis, comme souvent, calme total ensuite et nuit tranquille.
Journée très attendue, visite du Métropolitan Museum of Art - Le MET « Le Metropolitan Museum of Art de New York est le plus grand musée d'art des États-Unis et l'un des plus grands musées d'art au monde. Il a été en 2019 le quatrième musée le plus visité au monde avec plus de 6 millions de visiteurs. » Sources Wikipédia .
Incontournable pour nous. Notre priorité a été d’aller admirer les Monet, Van Gohg, Turner, Courbet, Edgar Degas, Manet, Monet, Cézanne, Van Gogh et d’autres. Le musée regroupe une énorme collection d’oeuvres européennes. Il était assez incroyable de voir physiquement ces toiles que nous connaissons presque depuis toujours. Nous avons eu aussi plaisir à voir les faïences de Sèvres et de nombreuses réalisations d’art français. Le Louvre est accessible facilement ; alors que le MET n’est pas vraiment à côté ; vous en conviendrez. Nous n’avons pas boudé notre plaisir.
Le MOMA était au planning de notre précédente visite à NY. D’autres musées sont accessibles facilement.
Nous avons agréablement déjeuné au 4ème étage du musée. Cette halte salutaire a régénéré nos pieds très en demande de repos.
Retour vers la gare par Central Park (a l’aller, nous avons remonté la 5ème avenue et fait du lèche-vitrine dans le luxe des marques haut de gamme), autre moment fort agréable de la journée. Le parc est très prisé et tout le monde s’approprie ce lieu paysagé particulièrement étudié. Ponts, vallons, rochers et plans d’eau forment un ensemble harmonieux et reposant.

Après avoir fait le plein d’eau et de gasoil, nous quittons PW sous le soleil, détendus et en forme.
Le manque de vent nous oblige à avoir recours aussi au moteur. Calme et douceur de vivre.
Nuit animée par quelques circulations de navires en tout genre et surtout sommeil perturbé par les alarmes anticollision de l’Ais. Sinon, toujours chaud ‼️
Pleine lune d’un orange soutenu puissant 👻 c’était une splendeur.
La fatigue se fait sentir en ce matin,, mais tout va bien. Il fait de plus en plus gris. Nous avons hâte d’arriver au mouillage.
La baie est très grande et nous avons la surprise de constater que c’est truffé de bouées. Nous mouillons entre des bouées non utilisées. Va-t-on nous virer ?
Il a plu durant la nuit.
Après 10 heures de sommeil, nous apprécions l’absence de vie qui règne ici. En fait, ce sont les locaux qui utilisent les bouées comme lieu de stockage. Il n’y a personne à bord et nous n’avons rien vu circuler. Personne n’est venu non plus pour nous demander de partir.
Nous quittons cet agréable mouillage pour un autre, tout aussi sympathique. Les fonds sont faits d’une boue qui tient très bien.
Comme presque toujours, nous n’avons pas pu partir selon nos projets. La météo n’est pas stable du tout.
Nous sommes maintenant à l’entrée du canal qui nous permettra de rejoindre Cap Code. Les nuances de gris sont toujours d’actualité. Il ne fait pas froid et c’est très humide.
Nous avons hâte de faire la traversée États-Unis/Canada.
Faux départ ! Une dépression s’est creusée à partir de lundi prochain sur notre future route Provincetown/Sherburne. Nous préférons rester ici. « Attendre et voir »
Depuis samedi matin, grisaille, pluies et rafraîchissement net des températures. L’humidité imprègne à peu près tout. Vous dire que nous en avons « raz les antennes » est un euphémisme. Toutefois, nous espérons pouvoir bouger tôt mercredi et rejoindre Provincetown, puis traverser jeudi. Mais, pour l’instant, ce ne sont que des vœux pieux.
La nuit dernière a été quelque peu compliquée (rafales) et nous ne nous sommes endormis qu’après 3 heures du matin. Dans ces cas-là, nous regardons des séries en ayant l’œil sur nos iPad pour suivre la trace du mouillage.
Les jours s’enchainent, identiques et inconfortables. Les 20 noeuds sont une constante. L’inquiétude d’un dérapage rend l’attente pénible et la grisaille, qui ne nous quitte pas, n’est pas la meilleure option pour nous remonter le moral. Lorsqu’on entend la puissance du vent augmenter, c’est une tension au ventre qui s’installe et disparait à chaque retombée. Mais qu’à cela ne tienne, notre seule option est de décoller d’ici au plus vite. Demain….
Nous nous consolons en nous faisant d’excellentes crêpes et lisons beaucoup. Le soir, nous regardons des séries. Finalement, tout va bien à bord. Mais que c’est long.
Une fois passé le canal et traversé les étendues d’eau, nous arrivons enfin sur Provincetown. Bel effort !
Nous connaissons la ville et mouillons en sécurité. Il n’y a plus les innombrables boués qui encombraient tout l’espace.
Mini tour en ville et repos.
Départ de Provincetown à 8 h 30 sous un soleil timide. Il fait chaud. Il y a un monde fou sur l’eau. Nous longeons la côte et vers la pointe, puis en mer, nous recevons un cadeau des Dieux. Nous avons croisé plus d’une dizaine de baleines et le spectacle était magique.
Plus tard, nous avons vu des ailerons de requins… génial. Quelques thons viennent aussi nous dire bonjour.
La météo commence à se dégrader en début de nuit et celle-ci ira en crescendo jusqu’à notre arrivée. Ciel de gris à noir, houle forte à vraiment très forte (travers). Souvent ,vent arrière et quelques pluies pour couronner le tout.
Le samedi matin, le brouillard a force de loi. Il ne nous quittera qu’à notre arrivée ici. Dommage, car les côtes sont superbes.
Durant les deux nuits, il n’y avait personne en navigation dans le golfe du Maine. C’est impressionnant de voir l’écran de l’AIS vide, c’est une première, hormis en traversée de l’Atlantique ; bien entendu. Nous étions absolument seuls dans cette partie du monde.
La seconde nuit a été glaciale. Nous avons les toiles qui nous protègent, mais nous avons été obligés d’enfiler les combinaisons Salus Grand Froid et les bottes (-60°). Nous étions harnachés comme si nous étions au Labrador.
Dimanche en fin d’après-midi, c’est avec un immense plaisir que nous nous sommes installés sur la bouée n°15. C’est notre troisième arrivée ici. La dernière fois, nous y avons essuyé le cyclone Dorian (incroyable moment et 12 h inoubliables).
Notre entrée au Canada s’est faite par un téléphone dédié aux douanes qui se trouve sur le mur extérieur du yacht-club (avec option langue française). Autrefois, des douaniers se déplaçaient pour visiter le bateau. Plus maintenant. Très bien, cela nous évite de déplacer Adelie sur le ponton.
C’est avec délectation que apprécions cette arrivée. Mais c’était G É A N T comme traversée.
Les tensions se sont évaporées et nous ressentons l’extrême plaisir de vivre.

Dix heures de sommeil plus tard, nous renaissons de nos cendres. Heureux nous sommes d’être enfin arrivés presque "chez nous ».
Chouette ambiance. Les gens viennent nous voir pour discuter et sont très aimables. À côté de nous, des Australiens en catamaran font un tour du monde ; sympa ça.
Soleil mitigé et petit vent qui nous permet de ventiler Adelie (nous avions l’impression de vivre dans une éponge).
Hier, nous sommes allés nous balader et retrouver les paysages d’autrefois. Ces maisons sont magnifiques dans un cadre de forêts et d’eau ; un bonheur. Nous en avons profité pour aller faire des courses (assez loin, mais une bonne marche remet nos jambes en bonne fonction). La journée très ensoleillée fut un régal pour les organismes et le mental.
Il pleut depuis ce matin et sans doute, demain aussi. Nous venons de jeter un oeil sur les Gribs et pour le week-end prochain, sont annoncés des vents à plus de 40 noeuds. Inutile de dire que nous restons tranquillement sur notre bouée. C’est catastrophique en Floride. Tout cela est à suivre avec grande vigilance.
Tout va très bien à bord. Ici, nous sommes dans un cadre magnifique, les gens sont aimables et nous nous relaxons.
Dans l’après-midi, nous entendons une voix crier Adelie, Adelie, qui nous fait sortir des vapeurs d’une sieste bienveillante. C’est Patrick qui se manifeste enfin. Ce vieux copain habite ici depuis des années et nous avons vécu le cyclone Dorian ensemble (chacun sur son bateau) sur bouée. Moments mémorables vécus ici-même.
Nous avons le plaisir de rencontrer sa compagne Sylvie et tous les quatre, ils nous ont promené jusqu’à la pointe que nous avions vue par la mer. Être à terre nous semble étrange… Mais c’est une autre histoire.
Nous visitons la maison de Sylvie qui domine l’eau. Le cadre est splendide. Tout comme celui de Patrick d’ailleurs. Sa maison n’est pas terminée, mais une fois finie, elle sera très chouette.
Ils nous invitent au restaurant le soir même et nous passons de grands moments très agréables en leur compagnie. Tout le monde se parle facilement ici. Nous rencontrons aussi un personnage en la personne de Maurice. C’est un québécois qui habite sur son petit voilier au fond de la baie depuis de nombreuses années. C’est un « cas » fort intéressant.
Nous nous quittons à la marina en regrettant déjà ces moments de convivialité.
Nos copains sont partis ce matin au Québec et d’ici leur retour, nous aurons rejoint l’océan. Dommage, mais nous les reverrons.
Il fait toujours très gris et il n’y a aucun vent. C’est samedi et dimanche que les résidus du cyclone Debby doivent passer sur nous. De fait, nous ne partirons pas avant mardi, au mieux. Comme nous sommes particulièrement bien sur notre bouée, nous sommes simplement heureux d’être là.
À une exception près ! Le prix du litre de gasoil s’élève à 2,64 $, c’est exorbitant. Nous ne pourrons faire le plein, mais devrons tout de même prendre 200 L. C’est la mauvaise nouvelle du jour. Passons
Grand soleil et températures estivales. Mon capitaine est en train de gratter la coque qui est un véritable jardin de coquillages et d’herbes en tout genre. Nous l’avions fait faire à Vero Beach, mais c’était il y a loin.
Cet après-midi, nous irons chercher du gaz, en espérant que les prix soient corrects…