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Et oui, nous sommes toujours ici. Nous devions partir lundi dernier et une nuit pratiquement sans dormir, en raison d’une douleur à l’oreille, nous a convaincus de ne pas bouger. La météo nous a donné raison les jours qui suivirent. D’un jour à l’autre, nous pouvons avoir plus de 15° d’écart. Dès que le vent du Nord fait son apparition, le froid nous saisit. Ce yoyo est assez inconfortable. Malgré tout, dès que le temps le permet, nous faisons des balades à pieds et découvrons la ville.
Nos voisins attendent, eux aussi, et nous sympathisons petit à petit. Madame parle français, mais son capitaine est anglophone. Nous restons donc assez basiques dans le discours. Nous sommes quatre sur la même bouée...
EUX

Très heureux de pouvoir enfin quitter notre bouée [corps-mort]. Nous remplissons les réservoirs d’eau, les bidons de gasoil et d’essence et nous voilà partis sous un soleil superbe, mais une température très frisquette (8°). Comme toujours, il a fait chaud dès 11 h et jusqu’à notre arrivée.
Mouillage à droite du pont avant de le passer. Quelques voiliers en sommeil attendent le bon vouloir de leurs propriétaires.
Il y avait peu de monde sur l’Intracoastal. Il est à noter qu’il est devenu normal de lancer un appel VHF lorsqu’on double. Cette courtoisie n’était pas de mise autrefois et nous en apprécions grandement cet usage.
Demain matin, nous comptons partir tôt, car nous avons 6 ponts à passer (à la demande, à la demi et à l’heure) et environ 30 MN à faire. Une fois arrivés à Palm Beach, nous serons sans doute bloqués à nouveau. Une météo catastrophique est annoncée sur les Bahamas pour toute la semaine prochaine ! Le fort courant du Gulf Stream ne fait pas de cadeau. Il faut un vent plus ou moins de Sud Ouest et penser à regarder la hauteur des vagues si l’on ne veut pas se retrouver dans une essoreuse.
Nous l’avons passé deux fois et remonté lorsque nous sommes allés sur le Canada.
Le. Mouillage de Palm Beach est bien abrité. Nous ne devrions pas avoir de problème. Mais devoir attendre encore une semaine de plus ne nous réjouit pas vraiment. D’accord, nous ne sommes pas du tout pressés et profitons d’Adelie au mieux. Mais nous adorerions pouvoir être à nouveau en mer, sentir l’océan.
Soleil et jeu avec les horaires des ponts ! Mais bon, ça se passe bien.
Nous connaissons le mouillage de Palm Beach pour nous y être arrêtés deux fois. L’espace est conséquent et permet à de nombreux bateaux d’y faire une halte. Il nous semble qu’il y a moins de monde aujourd’hui. Le vent du Nord Ouest souffle pas mal….. Espérons que la nuit soit plus calme.

Ouf ! Infernale descente. Nous avons gigoté à peu près tout le temps et parfois, ça a été très compliqué. Ce sont les hors-bord et les petits bateaux de pêche dont les moteurs sont surdimensionnés qui sont la cause de cet enfer ! Non seulement ils ne respectent pas les limitations de vitesse, mais idem pour les règles de navigation. En gros, ils font à peu près n’importe quoi et ne réalisent absolument pas qu’un voilier n’est pas aussi manœuvrable qu’un yacht. D’ailleurs, les gros yachts ont le personnel adéquat et ne posent pratiquement aucun problème lorsque nous sommes en grande proximité.
Aujourd’hui, nous venons de retrouver la Floride infernale et les Jet-skis en prime. Le chacun pour soi et débrouillez-vous. Retrouvé aussi la chaleur et ça, c’est super sympa.
De grands panneaux exhortent la population à respecter les manaties et les berges par de grands « no wake »
Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que la gestion du passage des ponts oblige à une grande attention. Car suivant la configuration des lieux, il faut prévoir les plans B pour éviter un problème. Il faut aussi gérer la vitesse entre deux ponts pour espérer perdre le moins de temps possible, sans oublier les courants. C’est une gymnastique que nous maîtrisons, mais toujours avec vigilance. Personne n’est à l’abri d’un pépin.
Voilà, fin des WW et très contents de laisser la grisaille et le froid dernière nous. Notre mouillage est très protégé des vents du Nord et même du Sud. 20 m de chaîne aussi.Il fait grand soleil, les gens se baignent et font la fête sur les yachts qui nous entourent ; c’est aussi ça Miami, la fête. C’est le WE, ils font toujours ça en fin de semaine. Comme nous sommes au fond (voir photos), nous ne sommes pas dérangés en fait.Comme pour San Francisco, et New York, nous aimons beaucoup cette ville aux multiples figures. C’est notre cinquième aventure ici.
Comme d’habitude, depuis hier soir et jusqu’à mercredi les vents du Nord nous contraignent à rester à bord. Nous avons rallongé la chaîne de 20 à 25 m. Hier, nous avons eu droit à une alerte tornade. Ça n’a duré que peu, mais…… Bon, c’est passé (trombes d’eau, rideau opaque ; voilà qui rince le pont)
Nous venons d’avoir des nouvelles de nos ex-voisins de Vero Beach. Ils ont traversé, mais rencontré des difficultés, surtout vers les Bahamas (comme nous, nous l’avions prévu et décidé alors de ne pas attendre une fenêtre à Palm Beach, mais de descendre ici). Ils sont maintenant dans une marina et vont subir, comme nous ici, les délires d’une météo de plus en plus compliquée.
On ne va pas se mentir, depuis lundi il a fallu une grosse énergie positive pour rester zen face aux rafales, la plupart du temps violentes. Dormi « version puzzle », les yeux braqués sur la trace du mouillage, histoire de vérifier si nous allions déraper ou non. Tous les sens aux aguets et la violence des sons rendent par moments, très nerveux (surtout les hurlements du vent). Bref ! nous nous passerions volontiers de ces épisodes, mais ils sont récurrents ici. Et non, nous ne sommes pas chez Walt Disney… Voyager sur un voilier n’a rien à voir avec une sortie plaisance, il faut en être conscient.
Bon, pour cette fois, nous n’avons pas chassé. Parce qu’il faut dire que partir comme un éclair dans une rafale est terrifiant (ici l’année dernière au précédent mouillage, pour ne citer que la dernière fois où cela nous est arrivé). L’ancre a fait sa souille et nous ne devrions plus bouger.
Il fait grand soleil, la surface de l’eau s’est aplatie. Nous sommes seuls à jouir du notre environnement. Nous attendrons demain pour aller faire un raid d’une journée en ville. Aujourd’hui, repos et farniente.
C’est avec joie que nous mettons l’annexe à l’eau. Il fait beau et une belle journée s’annonce. Nous traversons notre ancienne zone de mouillage, un peu étonnés de ne voir aucun bateau étranger et peu d’autochtones.
C’est en remontant le Collins canal que nous avons commencé à nous inquiéter. Tous les vingt mètres, des panneaux indique qu’il est interdit de laisser d’y laisser les annexes et lorsque nous arrivons au niveau du supermarché Publix, ou il devrait y avoir deux petits pontons et l’accès à la route, nous constatons que toute la structure a été supprimée.
C’est exactement comme si nous avions reçu un coup de massue. Nous faisons demi-tour et à la sortie du canal, nous tournons à droite, passons sous un petit pont pour rejoindre les pontons où nous prenions de l’eau. Ils existent toujours, mais nous ne pouvons rester au vingt minutes et c’est inscrit partout. Nous demandons alors si c’est une restriction formelle où non et la réponse est affirmative.
Nous décidons de remonter sur la gauche South Beach et ne trouvons aucun possible. Bien, nous rentrons sur Adelie dépité et un rien en colère ! Les habitants de toute cette partie la plus touristique de Miami viennent de réussir à virer tous les bateaux. Cela faisait des années qu’il en était question et voilà, ils ont enfin gagné et nous, perdu tout intérêt pour Miami.
Ce matin, nous avons rejoint la marina publique du yacht-club (assez loin de notre mouillage). Nous pouvons y laisser l’annexe certes, mais c’est loin de tout. Il faudrait marcher pas mal pour trouver un arrêt de bus, ou commander un Uber.
Est-on assez motivés pour perdre tout ce temps en transport afin de profiter de South Beach. rien n’est moins sûr…
